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Dans le flux, écrire :
'je ressens un grand vide de désirs ou peutêtre un grand désir de vide'En parallèle ou tout simplement dans une continuité, une permanence qui m'enveloppe et dans laquelle je baigne depuis des jours, des jours qui sont devenus des nuits, des nuits qui sont devenues trou noir, je me noie. Noyer mon âme, mon hamr et noyer le poisson avec. Plonger sévère.
Pas seulement pour en revenir à cette correspondance. Quoi qu'il s'agirait bien là d'un "sacré transfert".
Et que dire de ces histoires de conversation dans l'air, à ciel ouvert.
Une obsession. Obsession jusqu'à la collision, la saturation, l'épuisement, l'abandon, le vide. Aller au bout d'un désir de vide, à quoi cela pourraitil ressembler?
Peut être à un plongeon dans l'éther, ce milieu mythique dans lequel baigne l'univers, cette matière qui incarne si bien le vide, ce fluide aux propriétés bien étranges, support à l'ondulation, à la propagation d'un indicible.q u e s t i o n d a n s le v i d e ALOHAnet, premier réseau et ancêtre du protocole ethernet n'utilisaitil pas les ondes radiofréquences se propageant dans l'éther pour assurer la transmission de données ? L'existence de l'éther est une question bien incommodante, une hypothèse inutile à l'orée du 20è siècle. Inutile donc rejetée mais la nature a horreur du vide et l'éther est toujours là. Au 21è siècle, l'éther reste le ciel pur des poètes et l'énergie du vide des métachercheurs. Au 22è étage, l'éternité l'abandonne. On retrouvera une jeune fille câblée, pendue.